Descriptif
Le village de Lesves
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...est situé à l’extrême est de l’entité de Profondeville, à un jet de pierre de l’Abbaye de Brogne. Il est né des défrichements successifs de la forêt de Marlagne.
Témoins du passé, le presbytère, l’école, l’ancienne maison communale, le château et sa ferme, la ferme de La Bouverie et la ferme de l’Escaille sont groupés en amphithéâtre autour de l’église. Seule la ferme de La Bouverie est encore en activité. La tour, avec ses créneaux, collée au corps de logis, rappelle la destination première du bâtiment. En 1626, Lesve est érigé en seigneurie hautaine. C’est le seigneur de l’époque, Jean de Souhay, qui a vraisemblablement ordonné la construction du château dit La Bouverie pour y rendre la justice. Aujourd’hui, cet ancien corps de logis est serti dans un quadrilatère de grès groupant des dépendances plus récentes.Lesve et ses habitants n’ont pas échappé aux calamités et désastres que les guerres successives amenèrent avec elles. Incendies, pillages et maladies se sont succédés, la région étant convoitée tour à tour par les Français, les Espagnols, les Autrichiens et enfin, les Allemands. |
| Cela nous amène en 1938, date à laquelle Albert Zoppi, agent de change, achète la ferme de La Bouverie à une société juive fuyant le péril allemand.Fernand Jacques, l’oncle du nouveau propriétaire, accepte, alors qu’il a déjà 60 ans, d’en devenir le gérant. A la mort d’Albert Zoppi, en 1966, c’est Hermance Jacques, la fille de Fernand, qui en hérite avec ses frères et sœurs. Avec son mari Théodule Delvaux, elle décide de poursuivre l’activité agricole. Yves Delvaux, leur fils a repris le flambeau et contribue grandement à sauvegarder le patrimoine dont il est responsable tout en donnant un nouveau visage à la ferme, mieux adapté au contexte socio-économique actuel. Résolument tournés vers l’avenir Yves Delvaux et son épouse ont ouvert un restaurant de type table d’hôtes afin de faire apprécier sur assiette, la production fermière. Notre établissement a reçu le label de ferme gourmande en mars 2001. Aujourd’hui, leur fils Sylvain suit les cours de l’Ecole Technique Provinciale Agricole de Ciney, prêt à prendre la relève. | |
